Vous êtes ici » fr » Solutions et traitements » Les F.I.V. (Fécondation In Vitro) » Comment se passe une FIV : le déroulement

Ponction, transfert, implantation : comment se déroule une FIV ?

Comment se passe une FIV ? La FIV se déroule en plusieurs étapes : la stimulation ovarienne, la ponction d’ovocyte, la phase de culture et le transfert d’embryon puis la phase de congélation des embryons surnuméraires.

Comment se passe une FIV ?

Chaque Centre AMP explique comment se déroule la FIV

De nombreux couples en situation d’infertilité se demandent comment se passe une FIV. Son déroulement peut sembler compliqué, mais les Centre AMP disposent d’équipes pluridisciplinaires pour guider les futurs parents étapes par étapes, durant le déroulement de la FIV. Certains centres disposent même d’une coordinatrice (infirmière ou sage femme) pour accompagner les couples dans leurs démarches administratives et sur le circuit à suivre, spécifique à chaque structure.

Le démarrage du protocole

Une fois l’indication de FIV validée par l’équipe clinico-biologique, le couple doit remplir toutes les conditions administratives (consentements signés) et sanitaires (sérologies à jour de mois de 3 mois), avant de démarrer son protocole de FIV.

Fécondation In Vitro : son déroulement de la stimulation au transfert, en passant par la ponction

La stimulation ovarienne

Une FIV peut se passer selon 3 différents protocoles

Le déroulement d’une FIV commence par une stimulation ovarienne. Le but de la stimulation ovarienne est d’obtenir le maximum d’ovocytes sans provoquer d’hyperstimulation. C’est ce que l’on appelle : hyperstimulation ovarienne contrôlée. Selon le profil de la patiente, plusieurs protocoles sont possibles. Un contrôle de la stimulation par échographie et dosage d’estradiol permet d’adapter les doses jusqu’au déclenchement de l’ovulation par Ovitrelle® à une heure précise car la ponction d’ovocytes est programmée 35 à 36h après le déclenchement.
Il existe 3 types de protocoles : le long et le court avec un agoniste ou un court avec antagoniste. Le choix du protocole dépend du profil hormonal, de la réserve ovarienne et de la qualité de la réponse sur un cycle antérieur. Il n’y a pas un protocole miracle qui marche mieux que les autres protocoles. Tout dépend de votre profil. Le choix du protocole est de la compétence et responsabilité du gynécologue du centre d’AMP.

Le protocole long

Le protocole long agoniste consiste à bloquer le cycle par un analogue de la LHRH (décapeptyl®, synarel® puis ensuite de démarrer la stimulation par les gonadotrophines (FSH recombinantes ou purifiées, hMG) pendant environ 10 à 14 jours. Ce protocole permet une bonne programmation. Il à l’inconvénient d’être long : la ponction a lieu généralement 5 semaines après le début du blocage. C’était pendant longtemps le protocole de référence.

Le protocole court avec un agoniste

Le protocole court avec un agoniste de la LHRH démarré dès le 1er jour du cycle et la stimulation par la FSH commence au 3e jour avec un déclenchement le plus souvent entre le 10e et le 14e jour du cycle. Ce type de protocole est plutôt réservé aux patientes avec une réponse ovarienne faible.

Le protocole avec antagoniste

Le protocole avec antagoniste du LHRH est plus court : il commence dès le 2e jour du cycle par de la FSH auquel on rajoute l’antagoniste (cetrotide® , orgalutran®) dès le 6e jour du cycle. Le déclenchement par Ovitrelle® est généralement pratiqué entre le 10e et 13e jour du cycle. Ce protocole plus récent est de plus en plus souvent prescrit. La programmation du cycle est possible par la prescription d’un estrogène.

Il n’y a pas de meilleur protocole car le choix du protocole dépend du contexte de chaque patiente. Enfin plus rarement, une FIV en cycle spontané peut être pratiquée mais le risque d’annulation est élevé.

La ponction d’ovocytes au bloc : aspiration des ovocytes par échoguidage

Deuxième étape du déroulement de la FIV, elle s’effectue au bloc opératoire sous neuro-analgésie ou sous anesthésie locale, parfois sous hypnose. L‘intervention dure environ 10 minutes. Les ovocytes sont aspirés par un kit de ponction sous échographie. Les ovocytes baignant dans leur liquide folliculaire sont ensuite acheminés jusqu’au laboratoire dans une mallette thermostatée à 37°.

La phase de culture au Laboratoire

Jour 0 : Recherche d’ovocytes

En moyenne 3 à 15 ovocytes sont recueillis. Après préparation du sperme prélevé au laboratoire, les spermatozoïdes sont mis au contact des ovocytes soit naturellement (FIV classique) soit par injection d’un seul spermatozoïde dans l’ovocyte (ICSI). Les ovocytes inséminés sont placés dans une boite de culture mise dans un incubateur à 37°.

Jour +1 : Obtention d’ovocytes fécondés ou zygote

Le lendemain l’obtention d’ovocytes fécondés ou zygote (stade 2PN) atteste de la fécondation pour 60 à 70% des ovocytes.

Jour +2 à J+5 : Suivi des embryons

Les embryons sont ensuite suivis tous les jours pendant 2 à 5 jours. Les embryons de 2 jours ont 4 cellules. Tous les embryons n’évoluent pas et environ 60% se bloquent avant le stade blastocyte (5 jours). C’est la sélection naturelle qui élimine les embryons porteurs d’anomalies qu’il est donc préférable de ne pas transférer. C’est l’intérêt de cette culture prolongée jusqu’au stade blastocyste de sélectionner les embryons évolutifs et donc ayant un meilleur potentiel implantatoire. Environ 40% des embryons à 48h évoluent au stade blastocyste (5 jours).

Le transfert d’embryon après la ponction

Un geste simple, rapide et indolore

Le transfert d’embryon à lieu 2 à 5 jours après la ponction. Étape essentielle au bon déroulement de la FIV, le transfert se fait en position gynécologique dans une salle dédiée au transfert à proximité du laboratoire. Ce geste est simple, rapide et indolore.
C’est souvent ressenti comme le moment le plus important par le couple et doit se dérouler dans une atmosphère calme et détendue.

Comment se passe le transfert d’une FIV ?

Généralement on transfert soit 2 embryons de 48H soit 1 seul embryon de 5 jours (Blastocyste). La décision du nombre d’embryon a transféré est une décision collégiale prise entre le médecin, le biologiste et le couple. Le transfert d’embryon est un moment très important et doit se dérouler dans une atmosphère détendue pour accueillir le mieux possible ce ou ces embryons.
Le médecin glisse un cathéter souple contenant l’embryon dans le col et dépose délicatement l’embryon dans la cavité utérine sous contrôle échographique. Vous pouvez vous lever quelques minutes après le transfert et mener une vie normale mais calme.
Un traitement de soutient par comprimés de progestérone ou des injections h GC peuvent être prescrites.
Après le transfert des embryons vous pouvez mener une vie dite « normale » mais calme. Les Rapports sexuels sont autorisés (sauf si douleurs). Selon votre activité professionnelle un arrêt de travail est parfois proposé.

Congélation des embryons surnuméraires

C’est la congélation des embryons évolutifs qui n’ont pas été transférés. La congélation est réalisée en accord avec le couple, ce qui permet, en cas d’échec, de pratiquer des transferts embryonnaires ultérieurs, sans avoir à refaire un cycle complet de traitement ni de ponction d’ovocytes. Un consentement doit être signé pour la congélation des embryons et ensuite pour leur décongélation en vue d’un transfert. Le transfert d’embryon congelé (TEC) ne compte pas comme tentative de FIV auprès de la Sécurité sociale.

13 conseils aux femmes enceintes contre pollution et perturbateurs endocriniens

Plus personne n’ignore aujourd’hui la pollution et les perturbateurs endocriniens, omniprésents dans notre quotidien, dangereux pour la fertilité, la santé et celle de nos enfants. Les femmes enceintes sont particulièrement vulnérables. En effet, on constate que la pollution et donc les PE ont un effet direct sur le fœtus, pouvant avoir des conséquences délétères sur son développement et son futur capital santé.

Avec Valérie Grumelin Halimi & Véronique Bied-Damon, le Guide de l’Infertilité fête son 1er anniversaire !

Le Guide de l’infertilité et la Méthode Gynéco Psy fêtent leur UN an ! Un an d’infos et de conseils pour vous aider à comprendre les mécanismes de la fertilité, un an de prise en charge gynéco psy pour vous accompagner dans votre projet de procréation, et un an de pratique hospitalière de la Technique O.R.I.U.S pour débloquer les grossesses.

Avantages allaitement maternel Vs biberon : quelles différences pour bébé ?

Vous nourrissez le projet d’avoir un bébé et la question de son alimentation vous préoccupe ? Voici pourquoi les avantages de l’allaitement maternel versus le biberon sont aujourd’hui indéniables, grâce notamment aux nombreux travaux de recherche scientifique menés ces dernières décennies. Sein ou biberon : découvrez les réels avantages et inconvénients des deux méthodes pour nourrir bébé.

Toutes nos actualités