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Test d’infertilité et stérilité féminine : 4 examens de fécondité à faire lorsqu’on est une femme

Le bilan d’infertilité de la femme est prescrit lors de la 1ere consultation d’infertilité féminine et contient différents tests permettant d’évaluer la fertilité de la femme. Ce bilan de fécondité en 4 étapes passe par l’examen des trompes, des ovaires et de la glaire

De l’examen des trompes au test des ovaires : le bilan d’infertilité féminine en 4 étapes

Le bilan ou test de fertilité de la femme se situe à 3 niveaux et concerne donc 3 examens : les trompes, l’ovaire et la glaire.

Le bilan ou test ovarien

La courbe de température

Une courbe plate signe l’absence d’ovulation. Une courbe biphasique témoigne d’une ovulation avec un plateau thermique d’environ 13-14 jours juste après l’ovulation. L’ovulation est le point le plus bas juste avant la montée de la température de 0,3 degré. La courbe de température donne une analyse simple mais approximative du cycle. Elle peut être vécue comme stressante.

Le bilan hormonal pratiqué au 3e jour du cycle

FSH, LH, Prolactine, TSH, estradiol, AMH et selon le contexte testostérone, DHAS et ∆4 androstendione.
Dans le cadre d’un examen d’infertilité féminine, le bilan hormonal permet de repérer :

  • une anomalie hormonale responsable de trouble de l’ovulation comme une élévation de la prolactine
  • une inversion du rapport FSH /LH (ovaires polykystique OMPK),
  • une élévation de la FSH ou une diminution AMH dans l’insuffisance ovarienne

Les tests sérologiques

Les tests sérologiques permettent de rechercher une infection (Chlamydia) et sont obligatoires 3 mois avant une AMP puis tous les ans : syphillis, HIV, hépatite B et C

Le bilan immunologique

Anticorps anti nucléaires, anti ADN, anti Thyroïdien
Dans le cadre des examens de fertilité de la femme, ce bilan est facultatif mais recommandé en cas de fausses couches ou échec inexpliqué des traitements : les causes immunologiques pouvant altérer les différentes étapes de la fertilité féminine, et en particuliers l’implantation.

L’hystérosalpingographie (HSG) ou examen des trompes et de l’utérus

Également appelée hystérosalpingographie ou examen des trompes et de l’utérus,
l’HSG permet de dépister des anomalies dans la cavité utérine (polypes, fibromes, synéchie, cloison, malformation). L’examen des trompes permet également de faire un test sur leur perméabilité (se référer à la rubrique 2.4.3).

Le test post coïtal

Le test post coïtal (TPC) permet d’évaluer l’interaction glaire- sperme. Ce test d’infertilité féminine se pratique en période ovulatoire 8 à 12 h après un rapport. Le TPC est bon si > 5 spermatozoïdes mobiles sont vus. Un test mauvais (<5 spermatozoïdes mobiles) orientera vers une prise en charge par insémination si le sperme est suffisant.

L’échographie endovaginale

L’échographie endovaginale pratiquée en début de cycle permet d’examiner la fertilité de la femme à plusieurs niveaux.

Au niveau de l’ovaire

De mesurer l’ovaire, la réserve ovarienne par le compte de follicule antraux (CFA), de repérer les ovaires polykystiques (OMPK) et de dépister les kystes de l’ovaires (endométriomes, kystes fonctionnels).

Au niveau de l’utérus

De repérer la position (antéversé ou rétroversé), la présence de fibrome, de polype, l’aspect de l’endomètre. En cas d’anomalie une échographie de contraste ou une hysteroscopie peut compléter le bilan d’infertilité féminine.
Un doppler des artères utérines peut également compléter l’échographie pour mesurer la vascularisation utérine (importante pour l’implantation).

Quels autres moyens de tester la fécondité d’une femme ?

Après ce premier bilan de fertilité, quels autres tests et examens de fertilité pour une femme ?

A l’issu de ce premier bilan de dépistage d’autres examens ou tests d’infertilité féminine peuvent être demandés comme un caryotype sanguin, écho doppler, une hystéroscopie, biopsie de l’endomètre et une ceolioscopie.

Le bilan est indispensable pour orienter le couple vers la bonne prise en charge sans perdre de temps

  • si anomalies ovariennes = la stimulation ovarienne hormonale avec rapports sexuels programmés
  • si anomalies tubaires = FIV ou chirurgie selon le contexte.
  • Si anomalies du TPC = insémination intra-utérine si les caractéristiques du sperme sont suffisantes au test de migration survie (> 1 million / ml).
    Dans tous les cas, la décision de prise en charge dépendra aussi d’autres facteurs comme l’âge et la durée de l’infertilité et la présence d’anomalies ou pas du sperme. Votre médecin qui aura tous les éléments de votre bilan vous expliquera le meilleur choix de traitement pour vous.

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