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Test d’infertilité et stérilité masculine : quels examens de fertilité faire lorsqu’on est un homme ?

Le bilan d’infertilité masculine est un test qui repose principalement sur l’examen du sperme, le spermogramme. Lors de la 1ere consultation d’un homme pour infertilité, un certains nombres de tests d’évaluation de sa fertilité masculine lui est prescrit.

Les 6 tests et examens à faire pour savoir si on est un homme fertile

Lorsqu’un homme est confronté à la difficulté de procréer, un bilan de fertilité masculine permet d’identifier une éventuelle infertilité.

Voici les 6 principaux tests d’infertilité pratiqués sur les hommes :

Le spermogramme

Face à une suspicion d’infertilité masculine, un spermogramme est tout d’abord pratiqué après un délai de 2 à 5 jours d’abstinence, par masturbation et au laboratoire.
Les valeurs normales définies par OMS sont :
- Volume > 3 ml

  • Nombre (quantité) = > 15 Millions / ml
  • Mobilité totale > 40 % et mobilité progressive > 30%
  • Forme typique > 15 %

Ce que révèle le spermogramme

Les anomalies peuvent porter soit sur le nombre, la mobilité ou les formes typique : on parle alors d’oligoasthénotératosperme (OATS). On ne conclue jamais à une infertilité masculine sur un seul spermogramme. En cas d’anomalies, celui ci sera contrôlé 2 à 3 mois plus tard pour savoir si c’était un accident ou au contraire si cela confirme une altération du sperme.

Oligospermie

Lorsque le nombre est <15 Millions/ml

Asthénospermie

Quand la mobilité progressive est < 30%

Tératospemie Si les formes typique sont < 15%

Le Mar test

Le Mar test est le test d’infertilité masculine pratiqué pour rechercher des anticorps anti spermatozoïdes (< 10%).

La spermoculture

La spermoculture permet de rechercher d’une infection comme chlamydia et mycoplasme qu’il sera nécessaire de traiter avant toute mise en œuvre d’une AMP.

Le Test de Migration de Survie

Test de migration survie (TMS) est demandé devant une OATS pour connaître le nombre de spermatozoïdes mobiles disponible. Dans le cadre du traitement de l’infertilité de l’homme, ce nombre sera un bon indicatif pour choisir le type de AMP : insémination, FIV, ICSI voir IMSI .

Au cours du bilan de fertilité de l’homme, ce test de stérilité masculine consiste à sélectionner les spermatozoïdes mobiles en les faisant migrer dans un gradient de densité, un peu comme le ferait la glaire cervicale.

  • > 1 millions/ml toutes les techniques AMP sont possibles en particuliers les inséminations intra utérines.
  • 500 000 à 1 Million : indication de FIV ou ICSI
  • < 500 000 /ml : indication ICSI
    Ces chiffres sont donnés à titre indicatif et doivent être adaptés au contexte clinque de chaque patient et du couple.

Un test de fragmentation de l’ADN

Le test de fragmentation de l’ADN est parfois demandé pour évaluer la qualité de ADN porté par le spermatozoïde. En cas de fragmentation élevée, un traitement anti oxydant est proposé pour traiter l’homme infertile. Une fragmentation trop élevée pourrait générer des embryons de mauvaise qualité. ce test n’est pas remboursé par la sécurité sociale.

Prise de sang

Dans le cadre du bilan de fertilité de l’homme, une prise de sang est également demandée.

  • sérologies de moins de 3 mois, nécessaire avant toutes AMP : chlamydia, syphilis, hépatite B et C, HIV. Ces sérologies sont obligatoires avant toute AMP.
  • bilan hormonal : FSH, testostérone, prolactine
  • caryotype et recherche de microdélétion sur le chromosome Y si OATS sévère.

L’homme et les résultats de son spermogramme et autres tests de son bilan d’infertilité

Andrologue ou urologue ?

A l’issu de ce bilan, si un facteur masculin est retenu, un avis spécialisé par un andrologue ou urologue sera demandé et un traitement spécifique prescrit avant toute prise en charge en AMP : traitement d’une varicocèle par exemple ou traitement antibiotique et anti-inflammatoire en cas d’épidydimite etc... Il faudra attendre au moins 3 mois avant d’observer une efficacité sur le spermogramme.

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