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Anomalies congénitales et grossesse : la pollution en cause

Notre quotidien est parsemé de divers éléments qui vont à l’encontre de notre bonne santé. Les études se penchent désormais sur les liens existants entre l’exposition à certains polluants durant la grossesse et les anomalies congénitales qui en découlent, et les résultats ne sont guère encourageants. L’impact de la pollution atmosphérique peut en effet avoir des conséquences irréversibles sur le fœtus particulièrement vulnérable. Est-il possible de se prémunir contre les méfaits de notre environnement pollué par les particules néfastes pour la santé en général, et celle de bébé en particulier ? Changer certaines habitudes pourrait permettre de limiter leur impact sur notre santé.

Les anomalies congénitales et l’exposition à la pollution durant la grossesse

De nombreuses études actuelles se penchent sur les liens de causalité entre anomalies congénitales exposition de la femme enceinte à un environnement pollué, avant et pendant la grossesse. Après les scandales sanitaires concernant les perturbateurs endocriniens tels que le Bisphénol A ou encore les phtalates, certains experts tels que des écotoxicologues et gynécologues souhaitent faire toute la lumière sur ce fléau qui touche essentiellement le fœtus, particulièrement réceptif aux particules polluantes et toxiques. L’air inhalé par la mère à certains moments de la grossesse, pourrait ainsi avoir un lien direct avec des anomalies congénitales de l’enfant.

Pollution et grossesse : les risques d’anomalie congénitale de l’enfant

A quels types d’anomalies congénitales sont exposés les enfants conçus dans une atmosphère polluée ?

Lors de la conception d’un enfant, on peut dire que l’air inhalé par la mère, aura un impact sur la santé du bébé. Une étude menée à l’Hôpital pour Enfants de Cincinnati a révélé récemment que les effets des polluants auxquels s’est exposée la mère avant et au début de la grossesse sont à l’origine de nombreuses affections chez le futur bébé, telles certaines anomalies congénitales. En effet, les études déplorent un fort taux de fentes labio-palatines, (bec de lièvre) ou d’anomalies cardiaques chez l’enfant dont la mère a été fortement exposée aux particules fines présentes dans l’atmosphère. En d’autres termes, le fœtus, lors de la phase critique de son développement, reçoit les particules fines qui se déposent profondément dans les voies respiratoires et dans son système circulatoire. Les coupables ? Les polluants atmosphériques, dont le PM2,5, également appelé Black Carbon (BC) !

Polluants : les particules en suspension, de quoi s’agit-il ?

Les polluants sont des particules fines ou ultrafines (comme les nanoparticules) qui sont en suspension dans l’air environnant. Ils sont classés en quatre catégories : neurotoxiques, perturbateurs endocriniens, allergènes et cancérigènes. Ils désignent le lot de composants chimiques toxiques pour l’environnement et la santé. Ces polluants se retrouvent dans l’air que l’on respire ainsi que dans une grande partie de notre alimentation, nos cosmétiques, nos produits d’entretien, l’eau et les nombreux objets qui nous entourent. L’action des fameux perturbateurs endocriniens dérègle à moyen et long terme notre réponse hormonale, impactant directement la fertilité.

La forte concentration de PM2,5 dans les grandes villes

Ce sont aujourd’hui les tous récents travaux menés en Ohio à l’Hôpital de Cincinnati qui tentent de démontrer que le niveau de PM2,5 présent dans le sang des femmes enceintes, est à l’origine d’anomalies congénitales dont souffrent de nombreux bébés. Le pM2,5 est une particule fine en suspension qui altère l’atmosphère. On en retrouve une forte concentration dans les grandes villes où les activités humaines telles que le chauffage, l’utilisation des véhicules, ou encore les centrales thermiques (etc.) influent sur la qualité de l’air que nous respirons. Déjà en 2016, on s’inquiétait de ce que les nanoparticules pourraient traverser le placenta, tandis que l’OMS s’alarmait de leur forte présence dans les grandes villes rappelant qu’elles seraient responsables de plus de 3 millions de morts prématurées par an.

Grossesse et fœtus : comment éviter l’exposition à la pollution

Polluants et développement embryonnaire

Un mois avant la conception et le début de la grossesse, sont les deux phases critiques durant lesquelles l’embryon est le plus susceptible d’absorber les polluants néfastes à son bon développement. Les risques de faible poids de naissance, les malformations et autres anomalies congénitales, la prématurité, les retards et troubles du développement, les troubles respiratoires ou encore le syndrome métabolique, alertent sur les dangers de l’air que nous respirons. Les nanoparticules présentes dans l’atmosphère traverseraient le placenta pour se placer dans le sang fœtal, influant fortement sur la santé de l’enfant en devenir.

Femmes enceintes : mettez-vous au vert !

Les multiples études et recherches démontrent qu’avant la conception et durant la grossesse, il est fortement conseillé aux femmes de se retirer des grandes villes et des lieux à forte concentration de pesticides (zones agricoles). Ainsi, moins les mères seront exposées à cette pollution atmosphérique, moins l’enfant risquera des anomalies congénitales telles que la fente labio-palatine ou encore les affections cardiaques.

Une prise de conscience générale pour l’avenir et la santé de nos enfants

Gouvernements et institutions de veille sanitaire

En imposant des valeurs-limite sur les particules polluant notre atmosphère, la France et l’Europe engagent progressivement des mesures afin de limiter, voire éradiquer la catastrophe sanitaire que représentent les particules polluantes dans les grandes villes. L’état français fait désormais appel aux associations agréées de la surveillance de la qualité de l’air (AASQA) dont les mesures de contrôles se font de plus en plus fréquentes. Les plans régionaux de qualité de l’air (PRQA) ont également été mis en place pour une maîtrise plus directe de la pollution. En outre, en réponse au alertes des nombreuses associations et institutions de veille sanitaire, la France et l’Europe ont mis en place des directives nationales et européennes afin d’informer le public et de mettre en place les dispositifs nécessaires pour limiter l’impact de la pollution sur notre santé et notre environnement. La plupart des régions ont mis en place des sites où vous pourrez suivre la qualité de l’air de votre région.

L’association santé environnement France (ASEF)

Réunissant à ce jour plus de 2500 médecins avec l’objectif commun d’informer sur l’impact des polluants sur notre santé, L’ASEF est aujourd’hui reconnue d’intérêt général. A travers nombre d’enquêtes, de conférences et autres publications de guides sur l’actualité santé et environnement, elle a une portée nationale et gouvernementale. Ainsi, cette association composée de professionnels de la santé passe au crible et tient à jour le calendrier de l’urgence sanitaire qu’est la pollution de l’air et son impact sur notre santé et celle de nos enfants.
La prise d’acide folique et d’iode en préconception et en début de grossesse permettrait de limiter l’impact des ces polluants sur le développement embryonnaire.

Outre les risques d’anomalies congénitales sur les bébés à naître, rappelons que l’exposition aux polluants contribue à la progression de l’infertilité chez les couples… Si vous avez un projet de conception, découvrez comment se protéger des perturbateurs endocriniens pour optimiser ses chances de grossesse.

Sources :
Santelog
Le Parisien
PNR64
Asef

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