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Insémination artificielle en France : mais où sont les donneurs de gamètes ?

Difficile de l’ignorer tant la presse hexagonale s’en est fait l’écho ces dernières semaines, l’insémination artificielle en France manque cruellement de donneurs de gamètes. Toutefois, les difficultés liées à la procréation augmentent et nombreux sont les couples en mal d’enfant qui de nos jours, poussent les portes des cliniques de fertilité françaises pour pratiquer une insémination artificielle ou toute autre forme d’AMP (assistance médicale à la procréation). L’Agence de Biomédecine a ainsi pris l’initiative de lancer une campagne de sensibilisation afin de recruter davantage de donneuses d’ovocytes et de donneurs de sperme dans l’espoir d’en finir avec le tabou lié à l’insémination artificielle avec donneurs de gamètes en France, qu’il s’agisse de dons d’ovocytes ou de sperme.

L’Insémination artificielle avec don de gamètes en France

C’est quoi le don de gamètes ?

Définition d’un gamète

Lorsque l’état des spermatozoïdes ou des ovules conduisent à l’infertilité du couple, la FIV avec donneur(s) de gamètes représente bien souvent l’unique solution pour procréer. Qu’est-ce que le don de gamètes ? Tout d’abord, qu’est-ce qu’un gamète ? Chez l’humain, un gamète est une cellule à 23 chromosomes dont la fonction est reproductrice. Le donneur de gamètes fera don de son sperme, tandis que la donneuse de gamètes offrira des ovules, ou ovocytes.

L’agence et biomédecine et le don de gamètes

L’Agence de Biomédecine, les différents centres et associations de dons de gamètes sont à l’initiative d’une vaste campagne de sensibilisation de don d’ovocytes et sperme qui s’ouvre du 2 au 26 novembre 2017. L’insémination artificielle en France est devenue une pratique courante pour les couples en difficulté de procréation. Un constat affligeant de l’Agence de Biomédecine tire la sonnette d’alarme : ainsi, il faudrait deux fois plus de donneurs de gamètes pour répondre à la demande croissante de FIV en France.

Zoom sur les donneuses d’ovocytes et les donneurs de sperme

Les chiffres

Dans le cadre de l’insémination artificielle, on déplore en France chaque année un manque d’environ 1700 dons de gamètes, soit 1400 dons d’ovocytes et 300 dons de sperme. Le plus souvent, les couples infertiles qui s’orientent vers l’insémination artificielle (en France) font face à une attente de 12 à 24 mois pour bénéficier d’un don de gamètes. L’agence de biomédecine compte près de 3500 nouveaux couples chaque année en attente de donneurs de gamètes. De plus, les nouvelles lois qui ouvrent la possibilité aux couples de femmes et aux femmes seules de bénéficier de la PMA, ajoutent à l’enjeu de la pénurie de dons d’ovules et spermatozoïdes.

Les résultats

Grâce aux donneurs de gamètes, les cliniques de fertilités ont pu réaliser en France des inséminations artificielles qui ont mené à 122 naissances en 2015. En effet, on constate en 2015 que 540 femmes ont donné des ovocytes (8 % de plus qu’en 2014) et que 255 hommes ont fait un don de sperme (7 % de plus qu’en 2014).

Donneuses d’ovocytes et donneurs de sperme : qui sont ils ?

Focus sur ceux sans qui rien ne serait possible

Le profil des donneurs français

L’Agence de Biomédecine a récemment réalisé une enquête selon laquelle les donneurs de gamètes « habituels » en France sont pour la majorité des hommes et femmes âgés d’une trentaine d’années. Cette enquête conduite auprès de 455 candidats au don de gamètes indique que 61 % des donneuses d’ovules sont âgées entre 32 et 36 ans, tandis que 51 % des donneurs de sperme ont entre 32 et 38 ans.

L’empathie pour les couples infertiles

Qu’est-ce qui pousse ces généreuses personnes à faire don de leurs gamètes à de parfaits inconnus ? Il semble que leur seule bienveillance à l’égard d’autrui les encourage à donner leur sperme ou leurs ovocytes. La plupart de ces donneurs ont en effet en commun une très forte empathie pour les couples qui rencontrent des difficultés à réaliser une insémination artificielle.

Le don de gamètes, un acte altruiste

Les personnes qui s’inscrivent sur la liste des donneurs de gamètes savent qu’il s’agit là d’un acte proprement altruiste. En effet, le cadre de l’insémination artificielle en France ne prévoit aucune rémunération ni autre gratification financière pour un don de spermatozoïdes ou d’ovules.

Insémination artificielle avec don, en France

De plus en plus de couples infertiles candidats à la FIV

Pollution, stress, et les autres facteurs perturbants, les causes de l’infertilité sont de plus en plus nombreuses, et les candidats à la FIV le sont tout autant. L’insémination artificielle en France permet depuis de nombreuses années aux couples infertiles de procréer. Cependant, les échecs sont souvent nombreux et l’impact sur le couple d’autant plus fragilisant. Permettant chaque année à toujours plus de couples stériles de réaliser leur rêve de devenir parents, le don de gamètes est une solution médicale alternative de plus en plus sollicitée.

Les conditions pour offrir des cellules reproductrices dans le cadre de l’insémination artificielle en France

Pour être donneur de gamètes, il faut être âgé de 18 à 37 ans pour une femme et entre 18 et 45 ans pour un homme. Des examens cliniques poussés permettront ensuite de sélectionner les donneuses et donneurs de gamètes potentiels.

Don d’ovocytes Vs. Don de sperme

Pour les donneurs de sperme et pour les donneuses d’ovocytes, les protocoles de « recrutement » sont sensiblement les mêmes : procédures d‘information, bilans médicaux et psychologiques, consentement etc. Cependant, le don d’ovocyte est un acte plus lourd que le don de sperme. Bien que cet acte soit sans conséquence, il comporte des difficultés. Le don d’ovocyte se fait en trois étapes :

• La simulation ovarienne : elle dure entre 10 et 12 jours. Une injection sous cutanée journalière afin de stimuler les ovaires et parvenir à la maturation des ovocytes.
• Un acte sous surveillance : durant cette période de stimulation, la surveillance de la donneuse d’ovocytes est accrue se traduisant par plusieurs prises de sang, des échographies ovariennes afin de fixer l’ultime injection qui achève la maturation des ovocytes.
• Le prélèvement des ovocytes : il se fait lors d’une hospitalisation d’une durée d’un jour, et 24 à 36 heures après la dernière injection. L’acte de prélèvement des ovocytes se fait par voie vaginale avec prise d’antalgique ou anesthésie, ainsi que sous une surveillance échographique.

Note : la loi prévoit une autorisation d’absence a travail afin que la donneuse de gamètes puisse se rendre disponible pour chaque don. En outre, la procédure est entièrement remboursée.

Le don de spermatozoïdes est moins contraignant  : à l’issue d’un premier recueil, la résistance des spermatozoïdes à la congélation est testée. En fonction du résultat, le donneur pourra ou non revenir à la clinique pour effectuer d’autres recueils par masturbation après 3 à 5 jours d’abstinence.

La Campagne de sensibilisation au don de gamètes

Du 2 au 26 novembre 2017, l’Agence de Biomédecine met ainsi en place une vaste campagne de sensibilisation au don de gamètes.

Une situation critique

Les chiffres actuels déplorent un manque cruel de dons de spermatozoïdes et d’ovules. Il devient urgent pour les inséminations artificielles en France, de limiter l’attente de couples victimes d’infertilité. Une solution alternative pour ces couples stériles est de pouvoir rapidement bénéficier du don de gamètes. Ainsi la campagne de sensibilisation « Devenez donneur(se) de bonheur » initiée par l’Agence de Biomédecine se veut rassurante et pédagogique afin d’informer et de sensibiliser, pour ainsi augmenter le nombre de candidats au don de gamètes, mâles et femelles.

« Devenez donneur de bonheur »

Ce programme largement diffusé dans les divers médias et même au cinéma a pour objectif de permettre aux personnes de comprendre ce qu’est le don d’ovocytes et de sperme et quels en sont les enjeux. Face à la pénurie grandissante de spermatozoïdes et ovules, cette campagne est l’occasion de faire la chasse aux idées reçues et lever le tabou sur un sujet de société qui pourrait concerner tout un chacun.

Voulez-vous donner du bonheur ?

Face à l’initiative de l’Agence de Biomédecine, le Guide de l’Infertilité encourage le plus grand nombre à rejoindre les donneurs de bonheur afin d’offrir à un maximum de couple, la joie d’être enfin parents. Si vous êtes intéressés par le don de gamètes, rendez-vous sur les sites suivants : www.dondovocytes.fr et www.dondespermatozoides.fr

Elles témoignent de leur expérience avec ORIUS, solution à l’infertilité

Créé par la Psychologue Comportementaliste et cognitiviste spécialiste de l’infertilité Valérie Grumelin Halimi, la Méthode ORIUS (Originel Regression Intra Uterin Stimulation) propose de vous réconcilier avec la fertilité, pour vous permettre de realiser votre rêve de parentalité.

La Méthode ORIUS, solution à l’infertilité

Développée par la psychologue comportementaliste et cognitiviste spécialisée dans les blocages conscients et/ou inconscients du cerveau Valérie Grumelin Halimi, la Méthode ORIUS est également connue sous le nom de Rebirth Intra utérin. ORIUS permet le dénouement et le soulagement de maux psychologiques, physiques et énergétiques.

Pertes vaginales, infertilité et grossesse : Mycose ou Vaginose, quelle différence ?

Toutes les deux entraînent des pertes vaginales altérant la fertilité, mais aussi la qualité des relations sexuelles. Bien que la mycose ou la vaginose ne soient pas des maladies sexuellement transmissibles, les rapports sexuels peuvent favoriser leur survenue d’une vaginose par un phénomène mécanique, ou d’alcalinisation du vagin par le sperme (alcalin).

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